Investir dans l'art : le guide complet 2026
%20by%20Andy%20Warhol.%20Courtesy%20Christie%E2%80%99s%20Images%20Ltd%20.avif)
L'investissement dans l'art porte sur une classe d'actifs tangible, historiquement peu corrélée aux marchés financiers traditionnels. Avant de se lancer, il est essentiel d'en connaître les bases : segments de marché, critères de valorisation, frais, fiscalité et risques. Découvrez le guide complet de l'investissement dans l'art, mis à jour en 2026.
Les investissements financiers peuvent se classer en quatre grandes catégories :
- Les investissements monétaires, comme les livrets placés dans les banques ;
- Les actions et les obligations, comme la détention de part dans une entreprise cotée, ou de créances de dettes de l'État ou de société ;
- L'immobilier, comme la détention d'un appartement ou d'une maison dont on perçoit des loyers ;
Les investissements alternatifs, comme les placements dans le private equity, les matières premières ou bien des actifs tels que l'art et objets de collection.
Pourquoi investir dans l'art ?
Outre son caractère esthétique, l'investissement dans l'art porte sur une classe d'actifs historiquement peu corrélée aux marchés financiers traditionnels comme la bourse ou l'immobilier. En plus d'une rentabilité potentielle et non garantie, il comporte une dimension symbolique, véhiculée par des valeurs culturelles et artistiques.
Depuis les années 1990, l'investissement dans l'art attire de plus en plus d'investisseurs. Autrefois réservé à une élite de connaisseurs ou de collectionneurs, les profils d'investisseurs se sont largement élargis au fil des années, notamment grâce au développement du numérique.
Diversifier ses investissements
Tous les investisseurs connaissent cette règle : pour répartir le risque, le patrimoine doit être diversifié. Diversifier son patrimoine correspond à l'action de placer son argent en multipliant les supports (comme l'immobilier, la banque, la bourse, ou encore l'art). En diversifiant ses placements, l'investisseur répartit son exposition au risque sans le supprimer. L'idée ? Les actifs ne réagissent pas tous de la même manière aux mêmes événements : en cas de dépréciation sur un placement (loyers non perçus, chute d'une action, etc.), les autres peuvent, le cas échéant, atténuer partiellement cette perte. Cette compensation n'est jamais acquise.
Si l'investissement privilégié des Français demeure l'immobilier, pour sa stabilité perçue, l'investissement dans l'art représente une option à considérer pour les personnes qui cherchent à diversifier leur patrimoine. Ce placement est toutefois considéré comme plus risqué, avec un potentiel de rentabilité financière plus élevé et non garanti. Aussi, investir dans l'art permet de mêler potentiel de rentabilité financière et plaisir de détention d'une œuvre.
Les caractéristiques du marché de l'art par rapport aux marchés traditionnels
L'investissement dans l'art présente plusieurs caractéristiques propres par rapport aux investissements plus traditionnels. En voici quelques-unes :
- Une faible corrélation aux marchés financiers. Contrairement aux actions cotées ou à l'immobilier, le marché de l'art évolue selon des dynamiques qui lui sont propres. Cela ne constitue ni une garantie de stabilité ni une protection contre les crises financières. Intégrer des œuvres d'art à un portefeuille permet de répartir son exposition au risque sur des marchés distincts.
- Un comportement historiquement différent en phase d'inflation : en tant qu'actif tangible et rare, l'art a historiquement mieux conservé sa valeur que les liquidités en période d'inflation. Ce constat porte sur le passé et ne constitue pas une protection.
- Un potentiel d'appréciation du capital investi : certaines œuvres d'art peuvent voir leur valeur augmenter de manière significative, en particulier lorsqu'il s'agit d'artistes établis et reconnus. D'autres peuvent se déprécier : le résultat n'est jamais acquis.
- Un marché de taille relativement stable sur longue période : sur les vingt dernières années, le marché de l'art a affiché un volume de transactions compris entre 50 et 70 milliards de dollars par an (source : Art Basel & UBS, The Art Market Report 2026, portant sur l'exercice 2025). La stabilité du volume de transactions ne préjuge pas de l'évolution de la valeur d'une œuvre donnée.
- Des règles fiscales spécifiques : en France, les plus-values sur la revente d'œuvres d'art relèvent d'un régime propre, détaillé plus bas dans ce guide.
- Une diversification du portefeuille d'actifs : intégrer des œuvres d'art à un portefeuille permet de répartir son exposition au risque sur des marchés distincts. La diversification ne protège pas le capital investi.
- Une valeur sentimentale, affective et sociale : contrairement aux actions et à l'immobilier, l'art dispose d'une valeur sentimentale forte. Les œuvres peuvent être appréciées pour leur beauté ou leur signification culturelle, ajoutant une dimension non financière à l'investissement.
Avertissement : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement dans des actifs non cotés présente un risque de perte partielle ou totale du capital investi.
Pourquoi l'art du XIXe et du XXe siècle ?
Chez matis, notre conviction tient en une phrase : nous croyons que l'art est un héritage de l'humanité. En 2025, le marché mondial de l'art a généré 59,6 milliards de dollars, en progression de 4 % sur un an, dont 20,7 milliards pour les ventes aux enchères publiques (source : Art Basel & UBS, The Art Market Report 2026).
Avertissement : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement dans des actifs non cotés présente un risque de perte partielle ou totale du capital investi.
Chez matis, notre stratégie de sélection repose sur des œuvres réalisées par des artistes du XIXe et du XXe siècle qui ont marqué l'histoire de l'art. Cette stratégie se décline en trois piliers :
- Une spécialisation sur l'art du XIXe et du XXe siècle, d'artistes iconiques ayant marqué l'histoire de l'art et reconnus par les collectionneurs et les galeries internationales. En 2025, les segments impressionniste et post-impressionniste (19 %), moderne (24 %) et d'après-guerre (31 %) ont représenté ensemble environ 74 % de la valeur des ventes aux enchères publiques de beaux-arts (source : Art Basel & UBS, The Art Market Report 2026). C'est le segment le plus actif en valeur. La liquidité du marché de l'art reste toutefois faible comparée à celle des marchés cotés : une œuvre ne se revend pas à la demande et le délai de cession n'est pas garanti.
- Des œuvres valorisées entre 300 000 € et 4,5 millions d'euros. La valeur du marché se concentre sur le haut de gamme : en 2025, la valeur des lots de beaux-arts vendus au-dessus d'un million de dollars a progressé de 21 %, et celle des lots au-dessus de dix millions de dollars de 30 %, tandis que les ventes en dessous de 50 000 dollars reculaient de 2 % en valeur et en volume (source : Art Basel & UBS, The Art Market Report 2026). La valeur du segment au-dessus d'un million de dollars reste toutefois inférieure à son niveau de 2019.
- Une sélection d'œuvres créées par des artistes iconiques établis : ces artistes ont profondément marqué l'histoire de l'art. Ils sont reconnus par les institutions muséales, les principales galeries mondiales, ainsi que les collectionneurs internationaux.
Qu'est-ce que l'art de rang muséal (« blue chip ») ?
Dans quels types d'art investir ?
Styles, époques, mouvements, catégories d'artistes, cotes… De nombreux paramètres doivent être pris en compte avant d'investir dans l'art. Quand on parle d'investissement, il est possible de catégoriser les œuvres d'art en trois grands types : l'art ancien, l'art impressionniste et moderne, et l'art d'après-guerre et contemporain.
L'art ancien
Lorsqu'il s'agit de marché de l'art, l'art ancien désigne les œuvres produites avant le 19ème siècle. Les maîtres anciens au sens large ont représenté 11 % de la valeur des ventes aux enchères de beaux-arts en 2025 (source : Art Basel & UBS, The Art Market Report 2026). Il s'agit d'un marché de collectionneurs passionnés, qui se caractérise par un grand volume d'œuvres échangées à de faibles valeurs. La majorité des œuvres majeures de l'art ancien ont déjà intégré les collections des musées et sortent du système marchand. Ce marché est par ailleurs caractérisé par son manque de transparence et par la difficulté à établir l'attribution et l'authenticité des pièces.
Ainsi, l'offre se raréfie et la demande reste limitée. Le marché de l'art ancien est donc peu adapté à l'investissement.
Il existe toutefois quelques redécouvertes de marché, qui suscitent l'intérêt d'un nombre restreint de collectionneurs.

Ce tableau, disparu depuis 1668, est réapparu sur le marché en 1920, mais n'était plus reconnaissable en raison de divers ajouts et d'un vernis décoloré. Présenté à la vente comme une version d'atelier en 2015 chez Christie's, il s'est vendu 254 000 livres. Près de dix ans plus tard, les spécialistes ont reconnu qu'il s'agissait de la première version du chef-d'œuvre de Metsys. Il a été représenté en mai 2024 chez Christie's, à Londres, et acquis pour 10 millions de livres par le Getty Museum.
Avertissement : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement dans des actifs non cotés présente un risque de perte partielle ou totale du capital investi.
L'art impressionniste et moderne
L'art impressionniste, post-impressionniste et moderne a représenté 43 % de la valeur des ventes aux enchères de beaux-arts en 2025 (source : Art Basel & UBS, The Art Market Report 2026). Les œuvres encore disponibles sur le marché sont difficiles à acheter et à vendre, et restent accessibles à une clientèle restreinte de collectionneurs, ce qui rend ce marché peu accessible.

L'art d'après-guerre et contemporain
L'art d'après-guerre et contemporain a représenté 45 % de la valeur des ventes aux enchères de beaux-arts en 2025, en recul pour la quatrième année consécutive (source : Art Basel & UBS, The Art Market Report 2026). Il demeure le premier segment du marché en valeur. C'est également le segment le plus accessible en termes de prix d'entrée : les prix des œuvres vont de quelques centaines d'euros à plus de 200 millions d'euros.
Selon l'indice Artprice100®, qui simule un portefeuille virtuel pondéré des 100 artistes les plus échangés aux enchères publiques, la majorité des artistes de rang muséal relèvent de l'art moderne et de l'art d'après-guerre et contemporain (source : Artprice).
Chez matis, nous sélectionnons des œuvres issues de ces mouvements :
- L'art impressionniste et moderne, créé par des artistes du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle ;
- L'art d'après-guerre, créé par des artistes après 1945.
Ensemble, l'art moderne et l'art d'après-guerre et contemporain ont représenté 69 % de la valeur des ventes aux enchères de beaux-arts en 2025 (source : Art Basel & UBS, The Art Market Report 2026). Dans notre stratégie de sélection, nous retenons les œuvres de ces artistes car leur marché est international et parmi les plus actifs en valeur. Cela ne préjuge pas des plus-values réalisables sur une œuvre donnée.
Avertissement : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement dans des actifs non cotés présente un risque de perte partielle ou totale du capital investi.
L'art numérique
L'évolution rapide de ce marché et l'adoption massive des NFTs ont créé une situation où la valeur perçue et la réalité des actifs numériques ne s'alignent pas toujours, ce qui a entraîné une correction du marché.
Investir dans l'art : quel artiste ?
Choisir l'artiste sur lequel investir est une affaire délicate. Il peut s'avérer utile de disposer de quelques connaissances en art et de compétences en investissement avant de se lancer. Certaines questions méritent d'être posées. En voici quelques-unes :
Choisir le bon artiste
- Quelle est la réputation et la cote de l'artiste ?
Recherchez des informations sur la renommée et la reconnaissance de l'artiste dans le monde de l'art. Renseignez-vous sur son parcours, ses expositions, les lieux où ses œuvres ont été exposées, le nom et la réputation des collectionneurs qui possèdent ses œuvres. Cela devrait vous aider à évaluer sa cote et son évolution. Appuyez-vous également sur des bases de données spécialisées comme Artprice.
- Quelle est la tendance de sa carrière ?
Analysez la trajectoire de carrière de l'artiste que vous ciblez. Les artistes en ascension, dont la notoriété croît rapidement, peuvent voir la valeur de leurs œuvres augmenter à mesure que leur reconnaissance grandit. Renseignez-vous également sur les classements des artistes en fonction de leur cote.
- Quel est l'historique de ses ventes ?
Étudiez le marché spécifique pour les œuvres de l'artiste en question. Les ventes aux enchères récentes, les transactions privées et les tendances de marché peuvent fournir des indications sur la demande et sur les prix.
- Quel est son potentiel de croissance future ?
Évaluez le potentiel d'évolution de la valeur des œuvres de l'artiste. Des facteurs comme les expositions à venir, les publications critiques et les collaborations artistiques peuvent stimuler l'intérêt pour ses créations. Ce potentiel reste une hypothèse et ne constitue pas une prévision.
- L'artiste ciblé dispose-t-il d'une renommée à l'international ?
Considérez un artiste dont les œuvres se vendent à l'international, notamment sur les principales places de marché de l'art (New York, Londres, Paris).
- Appréciez-vous le travail de cet artiste ?
Assurez-vous que l'œuvre vous parle esthétiquement et émotionnellement. L'appréciation personnelle de l'art est essentielle pour votre propre satisfaction en tant que collectionneur et investisseur.
- Faites-vous aider
Le monde de l'art est un monde particulier. Des spécialistes ou des galeristes à la renommée internationale s'expriment dans des revues, et donnent parfois le ton des futures cotes et trajectoires des artistes.
Comment matis sélectionne ses artistes
La sélection des artistes constitue le cœur de métier et le savoir-faire de matis. À l'aide de notre équipe et de nos collaborateurs à l'expérience solide en matière d'art, nous choisissons les artistes après une analyse du marché de l'art et un examen détaillé des transactions privées et des ventes aux enchères des plus grandes maisons de ventes. Nous analysons également les tendances du marché de l'art, et concentrons nos analyses sur les artistes fondamentaux du XIXe et du XXe siècle.
Matis identifie ensuite des œuvres auprès de professionnels du marché de l'art (galeries, marchands ou sociétés de ventes aux enchères) et les sélectionne pour la société dédiée, qui en fait l'acquisition et se refinance ensuite auprès de plusieurs investisseurs via app.matis.club. Les œuvres sont retenues pour leur capacité à être cédées via des galeries internationales, spécialistes de l'artiste concerné, dans un horizon cible de deux ans, et après validation d'un comité d'acquisition. Cet horizon est un objectif de gestion : il ne se confond pas avec le terme de cinq ans prévu par l'opération, décrit plus bas. Le calendrier de cession n'est pas garanti.
Les artistes sélectionnés ont profondément marqué l'histoire de l'art. Parmi nos artistes ciblés, on peut citer :
- Andy Warhol
- Pierre Soulages
- Jean-Michel Basquiat
- Yves Klein
- François-Xavier et Claude Lalanne
- Yayoi Kusama
Ces artistes sont reconnus par les grands musées internationaux et représentés par des galeries de premier plan. Nous nous concentrons sur des artistes de rang muséal.
Les pièges à éviter quand on investit dans l'art
L'investissement dans l'art peut être à la fois passionnant et exigeant, avec une rentabilité potentielle et non garantie. Ce type d'investissement comporte de nombreux pièges. En voici quelques-uns à éviter :
- Le manque de connaissance : il est essentiel de bien comprendre les artistes, les mouvements artistiques, les tendances du marché et la valeur des œuvres avant d'investir.
- L'effet de mode : les tendances dans le monde de l'art peuvent être éphémères. Acheter une œuvre simplement parce qu'elle est à la mode peut mener à des pertes financières importantes.
- L'absence d'authenticité : la contrefaçon est un problème réel dans le monde de l'art. Il est essentiel de vérifier l'authenticité d'une œuvre avant d'investir.
- Les frais associés : les frais d'achat d'œuvres d'art incluent des commissions de galeries, des frais de vente aux enchères, des coûts d'assurance et d'entretien. Ces coûts peuvent réduire significativement la rentabilité de l'investissement.
- L'investissement sans diversification : investir l'intégralité de ses fonds dans une seule œuvre ou un seul artiste est risqué. Répartir ses investissements permet de réduire son exposition, sans supprimer le risque.
- L'ignorance des tendances : sans suivre les effets de mode, il est important de connaître les principales tendances du marché de l'art.
- L'importance des spécialistes : les analyses de professionnels du marché sont un appui utile. Elles apportent des informations souvent peu accessibles au grand public.
Les outils et méthodes pour investir dans l'art
Il existe plusieurs méthodes pour investir dans l'art. Chacune présente des avantages et des inconvénients, comme le résume ce tableau :
| Type d'investissement | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Achat direct d'œuvres d'art entre particuliers |
- Possession physique de l'œuvre. - Potentiel d'appréciation de la valeur à long terme. - Plaisir esthétique. |
- Coûts d'acquisition, d'entretien et d'assurance. - Risque de contrefaçon. - Liquidité faible comparée à d'autres investissements. |
| Ventes aux enchères |
- Accès à des œuvres rares. - Transparence des prix de vente. - Possibilité d'acquisitions à des prix compétitifs. |
- Frais de vente élevés (commissions, frais d'acheteur). - Compétition et prix pouvant rapidement augmenter. - Besoin de bien comprendre le marché et le processus d'enchères. |
| Galeries d'art |
- Accès à des œuvres d'artistes émergents. - Expertise et conseils des galeristes. - Possibilité de créer une relation avec des artistes. |
- Prix souvent plus élevés que ceux des enchères. - Sélection limitée aux artistes représentés par la galerie. |
| Foires et expositions d'art |
- Large choix d'œuvres et de styles. - Rencontre avec les artistes et les galeristes. - Compréhension des tendances actuelles du marché. |
- Peut être coûteux en termes de frais de déplacement et d'entrée. - Pression d'acheter rapidement en raison de la concurrence. |
| Fonds d'investissement |
- Répartition du risque sur plusieurs œuvres. - Gestion par des spécialistes du marché de l'art. - Exposition à des œuvres de grande valeur sans détention physique. |
- Frais de gestion. - Moins de contrôle sur les œuvres acquises. - Liquidité variable. - Capital non garanti. |
| Co-investissement |
- Ticket d'entrée plus faible que l'achat direct. - Accès à des œuvres d'une valeur unitaire élevée. - Sélection et diligences réalisées en amont par des spécialistes. |
- Frais et commissions. - La société dédiée est seule propriétaire de l'œuvre ; l'investisseur souscrit des obligations convertibles en actions émises par cette société. - Titres non cotés : absence de liquidité et pas de marché secondaire ; la sortie intervient à la cession de l'œuvre. - Capital non garanti. |
| Investissement en art numérique et NFT |
- Accès à un marché émergent. - Propriété vérifiable et traçabilité grâce à la blockchain. - Liquidité potentiellement plus élevée sur les places de marché de NFT. |
- Volatilité du marché. - Risques liés à la technologie blockchain et aux intermédiaires. - Moins de recul et de sécurité juridique comparé à l'art physique. |
Le co-investissement
Le co-investissement permet à plusieurs investisseurs de financer ensemble l'acquisition d'une œuvre par une société dédiée. Il donne accès à des œuvres d'une valeur unitaire élevée, sans supprimer le risque de perte partielle ou totale du capital investi. Voici le mécanisme dans le cadre d'un Prestataire de Services de Financement Participatif (PSFP) :
| Le mécanisme d'investissement PSFP | |
|---|---|
| La structure | Une société dédiée acquiert une œuvre sur les conseils de matis et la refinance par un emprunt obligataire couvrant le prix d'acquisition, les frais de l'œuvre et les coûts de structure, dont les honoraires de matis. |
| Modalités | Souscription sur app.matis.club à partir de 20 000 € par société. Chaque société ne détenant qu'une œuvre, l'exposition se construit œuvre par œuvre. Une exposition sur au moins 3 œuvres est recommandée. |
| L'investissement souscrit | Des obligations convertibles en actions, assorties d'une prime de non-conversion. |
| En cas de cession de l'œuvre | 80 % de la plus-value nette* (non garantie) reversée aux investisseurs au prorata de leur part dans l'emprunt, en plus du nominal. |
| À défaut de cession de l'œuvre dans les 5 ans | Les obligataires peuvent décider de la conversion de leurs obligations en actions, devenir associés de la société à plus de 99,95 %, et prendre les décisions, telles que la vente de l'œuvre, quel que soit le marché. |
| Frais du PSFP | - 10 % de l'emprunt souscrit par la société porteuse du projet. - 20 % de la plus-value nette* reviennent à matis Holding, la maison mère de matis (détention à 100 %). |
* Plus-value nette : prix de cession de l'œuvre, diminué des taxes, frais et honoraires liés à la cession, puis du montant de l'emprunt obligataire. Elle est répartie à hauteur de 80 % pour les investisseurs, au prorata de leur part dans l'emprunt, et de 20 % pour matis Holding.
La souscription à des titres non cotés expose à l'absence de liquidité de ces titres et à un risque de perte partielle ou totale du capital investi. Le calendrier de cession et le montant reversé ne sont pas garantis.
Comment investir avec matis ?
Matis est une société française régulée par l'Autorité des Marchés Financiers en qualité de Prestataire de Services de Financement Participatif (PSFP) sous le n° FP-2023-19. Elle permet de co-investir, à partir de 20 000 €, dans des sociétés dédiées détenant chacune une œuvre majeure du XIXe ou du XXe siècle, en souscrivant sur app.matis.club des obligations convertibles en actions émises par ces sociétés. Voici les étapes d'un investissement avec matis :
- Matis identifie les grandes tendances du marché de l'art ;
- Matis sélectionne des œuvres majeures d'artistes du XIXe et du XXe siècle ;
- Matis présente des offres d'investissement souscrites sur app.matis.club ;
- Matis conseille la société dédiée sur la stratégie de consignation auprès de galeries sélectionnées pour leur expertise et leur reconnaissance ;
- À la cession de l'œuvre, les obligataires sont remboursés du nominal de leurs obligations et perçoivent, le cas échéant, la prime de non-conversion. Le capital investi et la plus-value ne sont pas garantis.
Pour en savoir plus sur le parcours d'investissement, rendez-vous sur cette page.
La fiscalité de l'achat et de la revente d'art
La fiscalité des œuvres d'art varie en fonction de plusieurs facteurs, dont la nature de la transaction (achat ou vente), la situation de l'acheteur ou du vendeur (particulier ou professionnel), et le pays où la transaction a lieu. Voici un aperçu général de la fiscalité applicable en France pour l'achat et la vente d'œuvres d'art. Ces éléments sont donnés à titre d'information générale et ne constituent pas un conseil fiscal.
| Catégorie | À l'achat | À la vente |
|---|---|---|
| Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) |
- Pour les particuliers : l'achat d'une œuvre d'art est soumis à la TVA. Un taux réduit de 5,5% s'applique généralement pour les œuvres originales d'artistes vivants. Pour les autres œuvres, le taux normal de 20% peut s'appliquer. - Pour les professionnels : régimes spécifiques de TVA comme la TVA sur la marge bénéficiaire qui s'applique lorsque l'œuvre est revendue par un intermédiaire qui l'a acquise auprès d'un particulier non assujetti à la TVA. |
- Impôt sur le revenu ou sur les sociétés - Pour les particuliers : impôt sur la plus-value - Pour les professionnels : l'impôt sur les sociétés sur le bénéfice réalisé lors de la vente. |
| Droits de succession | Les œuvres d'art sont prises en compte dans l'actif successoral et sont donc soumises aux droits de succession. | Les œuvres d'art sont prises en compte dans l'actif successoral et sont donc soumises aux droits de succession. |
| Droits de douane | En cas d'importation d'œuvres d'art depuis un pays hors de l'Union européenne, des droits de douane peuvent s'appliquer. | En cas d'importation d'œuvres d'art depuis un pays hors de l'Union européenne, des droits de douane peuvent s'appliquer. |
| CRDS | Taxe de 0,5% | Taxe de 0,5% |
Avertissement : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement dans des actifs non cotés présente un risque de perte partielle ou totale du capital investi.
Matis analyse 165 artistes, de l'impressionnisme au contemporain — une création qui s'étend de 1870 à 1980 — et sélectionne des œuvres valorisées entre 300 000 € et 4,5 millions d'euros. Matis est une société française régulée par l'AMF (PSFP n°FP-2023-19).


